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Lire peut être dangereux ...

On n’a pas toujours ses lunettes, assez de lumière (par exemple au ciné, ou au lit), et ou l’autorisation, pour lire. Ou pensé à emporter de quoi ne pas trouver dépourvu quelque part sans une librairie civilisée, loin d’une bonne bibliothèque, et sans personne à qui emprunter un bouquin potable. Lire, même juste un minimum, peut s’avérer compliqué.

Lire peut être dangereux, voire illégal, ou même les deux ...

Si on a assez de batterie et pas bloqué ses gadgets électroniques en oubliant ses mots de passe ou en ratant une mise à jour logicielle, certains films pas trop mal inspiré de bons bouquins sont sur YouTube ou Dailymotion, et peuvent agrémenter un trajet en TGV avec wifi, un pensum social genre après-midi de questions au gouvernement ou séance de commission à une assemblée, enfin tout long moment de 90 minutes et plus pendant lequel il serait discourtois de tourner bruyamment les pages d’un magazine sportif ou autre rapport administratif, et d’où on peut difficilement s’échapper sans renoncer à ses per-diem ou abandonner le dernier espoir pour la promotion promise en entretien professionnel l’an dernier par le n+1 d’avant, mais où avoir une oreillette discrète et un oeil posé sur l’écran de son Smartphone (l’idéal, ce sont les lunettes à l’intérieur desquelles on peut voir comme sur l’écran, ça évite d’être filmé en posture socialement incorrecte et youtubé en moins de deux par un pervers et/ou rival à smartphone qui s’ennuie aussi au même endroit et au même moment).

Lire peut être compliqué ...

Si on s’intéresse aux évolutions sociales (sociétales ?) et aux apprentisorcelleries tribales d’hier et d’aujourd’hui genre égalitarisme à tout prix ou tripatouillages de la nature humaine à fins individuelles et/ou collectivistes, d’ici ou d’ailleurs, qu’on n’a pas “Le meilleur des mondes” sous la main, et qu’on n’a pas le courage d’écouter la conf’ de Huxley à Berkely “The Ultimate Revolution” sous-titrée : “Brave New World & 1984, not fictions, but blueprints for two types of controlled and enslaved societies”, le film tiré du meilleur des mondes par la BBC est long (3 heures), sans vedettes accroche-coeur, mais assez bon (évidemment, c’est en anglais, et un brin moins pré-digéré que “Plus belle la vie”, il faut se concentrer un peu quand même). http://www.youtube.com/watch?v=ek5vse2_Aq0

Si on est d’humeur un brin plus parano-protestationniste et qu’on n’a pas envie de se soigner, qu’on n’a que deux heures devant soi, et qu’on comprend l’allemand télévisuel (surtout quand on connait l’histoire, et l’Histoire, à défaut de bien comprendre le présent et d’apprécier le futur à sa juste valeur, et vice-versa), 1984 est très convenable, même si les jolies filles (brunes, c’est à l’évidence un parti-pris artistique, de même que d’avoir affublé le “héros” masculin d’une mèche à la Hitler) à poil dans le film manquent un peu de poitrine, sans que rien sous la plume d’Orwell ne justifie de frustrer ainsi le spectateur hétérosexuel normalement obsédé de blondeur scandinave à poumons bien visibles, et/ou juste régressif, ou toute autre catégorie sociale préférant les femmes en général, et les femmes pas trop androgynes et/ou dé-sexuées, en particulier.

Si on ne parle pas assez bien l’anglo-saxon pour suivre un film sans au moins des sous-titres dans une langue latine, Farenheit 451 est parfait, dans la version disponible dans le cloud avec légendes en portugais (on peut discuter s’il ne faudrait pas appeler cette langue “brésilien”, maintenant que les rapports de force entre grandes nations ont un peu évolué, et que la population parlant cette langue au Brésil doit être 10 ou 20 fois plus nombreuse que celle du Portugal d’aujourd’hui, mais ça amènerait à des débat sans fin au sein de la francophonie, que le Qatar récemment intégré au club pourrait avoir du mal à suivre sans sous-titre et/ou explications sur la grandeur, la civilisation, les Lumières et toussa-touça qui expliquent que la France soit toujours au Conseil de Sécurité de l’ONU et en première ligne à la guerre d’Afghanistan, le retour au Mali, pour vérifier ce qu’il reste des bibliothèques de Tombouctou après le passage des mêmes autodafistes qu’à Bâmiyân et en tant d’autres lieux de civilisation, hélas), même s’il présente l’inconvénient de durer à peine moins de deux heures, ce qui peut être trop si on peut faire une pause café avant le départ en week-end.

Sinon, il y a une quantité considérable d’extraits de bons films eux-même tirés de livres comestibles

Renaud Favier  – Février 2013

Quoi qu’il en soit, qu’on soit twittos, ou pas, lecteur de grands classiques, des prix littéraires de saison ou de nouveau roman, passionné de biographies de grands personnages ou de sagas d’époques en ébullition, décomposition ou les deux simultanément, plus ou moins secrètement consommateur de littérature érotique pour homme, ou porno-lignt pour fille, voire carrément hard tout public (nb que si on achète ça sur internet ou par carte de crédit dans une librairie, n’importe quel avocat du divorce pas trop demeuré et manquant d’humour trouvera de quoi alimenter son dossier et faire augmenter son bonus de résultat), juste nouveau lecteur connecté très, voire trop normal, rat de bibliothèque à l’ancienne, amateur de belles lettres, esthète des éditions rares, gastronome de l’odeur du vieux papier et des annotations manuscrites, furtif consommateur de SAS, Harlequin, Max Gallo ou autres produits licites mais dont il vaut mieux ne pas parler en bonne société pour ne pas passer pour un original dangereux, pervers boulimique de littérature sud-américaine ou de vieux poètes morts du monde d’avant-hier qu’il vaut mieux lire dans les toilettes la porte bien fermée à double tour pour ne pas être traité de binoclard vide-grenier, aveugle préférant le braille (aux braillards ?), grand routier ou cadre passant la moitié de sa vie en réunions condamné aux livres audios, ou pas, si on peut porter un Kindle et si on sait télécharger sur Amazon, on peut emporter une bibliothèque électronique entière dans sa poche.

ebook

Quelques échantillons en cliquant sur les icônes.

        

Si on a un SmartPhone et/ou si aime bien avoir partout avec soi une tablette à plus grand écran genre iPad, un Notebook ou un hybride d’un peu tout ça, on peut également lire online ou télécharger plein de livres électroniques sur la plateforme française Youscribe (nb le format pdf disponible sur Youscribe est assez pratique sur grand écran et moins fantaisiste que ePub à l’impression en format A4). Quelques exemples en cliquant sur les icônes ci-dessous.

               
               
         
           
          

Et si on préfère lire ce qui est gratuit, rapport à l’argent, ou parce qu’on en fait une question de principe, ou parce que c’est la crise, par exemple, on n’a qu’à cliquer sur les icônes ci-dessous pour télécharger des livres électroniques, mais pas tristes, à l’oeil.

       
Et puis, si on est vraiment fanatique d’éléments de langage et autres lectures sur le commerce extérieur français qui ne s’est pas tellement amélioré depuis que la nouvelle Ministre achète des sacs à main made by France à l’étranger pour doper les chiffres de l’export en mouillant elle-même le chemisier, ou passionné par la compétitivité des entreprises françaises avant les éléments de langage des conseillers en communication de Montebourg ; le rapport Gallois ; le Plan Hollande au XXIè siècle, ou si on a un peu besoin de se documenter sur le sujet en mode un peu “think different” pour son boulot ou ses études, on peut aussi e-lire gratuitement sur le sujet en cliquant ci-dessous.
          
Le bonus multimédia, pour amateurs de BD dont on a fait des films au moins regardables.

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