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Si le concept, c’est de raconter des trucs un peu olés-olés à des lecteurs de sexe, âge et statut social indifférent, qui achètent la version électronique pour pouvoir lire du cochon sans images, sans que les gens du train ou à la maison ne le sachent, on devrait quand même pouvoir faire plus excitant au temps d’internet et des liens vers Youtube.

Parce que le Net Land Art, ça permet d’améliorer un peu les basiques belles lettres noires sur fond blanc, avec un peu de sons et quelques lumières connectées de-ci,de-là, et qu’il suffit d’effleurer les images (ou les bons mots) d’un clic de souris pour améliorer la littérature ordinaire, si érotique et chic  soit-elle.

Et puis la langue de la littérature audacieuse, c’est quand même plus celle du Divin Marquis du Paris by day and night forever que celle du chat qui expire sous un gris ciel londonien. Ensuite, c’est toujours un peu la même histoire, les variations sur le thème des amours toujours un peu vaches, contrariés voire contre-nature, nécessairement un rien cochons, et qui finalement sont comme les humains de Shakespeare, ceux de peu de mots sont souvent les meilleurs.

C’est donc l’histoire vraie de vraie d’un vrai French Lover romantique et touça-toussa qui fait bien les choses pour le dîner, quitte à oublier les chandelles s’il fait encore jour et à ne pas mettre de nappe parce comme de toute façon ensuite on n’en mettra plus jamais pour les plateaux-TV sur le canapé convertible, autant ne pas prendre de mauvaises habitudes ou donner de faux espoirs, et (dans le) vice-versa. Parce que tout ça peut marcher sur un malentendu, mais c’est comme les Auvergnats la fondue et le vin blanc, il ne faut pas qu’il y en ait trop, sinon ça peut gâcher un peu le romantisme de la situation.

Bien sûr, il ne peut pas faire de mal (mâle ?) au French Lover qui se respecte et veut l’être (il veut l’être  d’en face à table ou être respecté, ou le deux ? ? Ce veule être … ) de  se conduire en personne raisonnablement bien élevée au début, ne pas trop parler la bouche pleine et ouverte et la bave de fromage aux lèvres, ne pas mettre les deux coudes en même temps sur la table et ne pas se précipiter sur l’assiette de l’autre ou prendre quelque initiative du genre sans y avoir été au moins oralement et de préférence explicitement invité entre adultes consentants (no comment, on n’est pas chez Harlequin).

Sans négliger de transmettre quelques signaux par un body language soigneusement maîtrisé et un vocabulaire choisi au cours du repas, pour ne pas non plus laisser penser qu’il existerait quelque chose comme un “free dinner” sur cette chienne de planète.

Mais en se contrôlant parfaitement, en exprimant une élégante virilité de bon aloi, mais en restant courtois comme l’homme de la Pampa. Jusqu’au café.

Ensuite, quand faut y aller, faut y aller, sinon on risque de finir comme la pompe à essence de l’autoroute un jour de grève de péage. Ou comme la moto devant le resto pendant le dîner. Parce que dans le bouquin “Les femmes pour les nuls”, ils le disent bien : “Elles vous pardonneront toutes un excès d’audace, mais, sauf si vous êtes Alain Delon jeune, aucune ne vous laissera pêcho sans un malentendu”.

Et ne pas hésiter, tergiverser, négocier, discutailler … y aller franchement sinon on va encore passer le week-end en robe de chambre.

Et, en principe, de nos jours, les athéniens s’atteignent sans passer par la case “panne d’essence” ou de trop longs discours sur l’amour toujours, les week-end à Deauville un jour, un dernier verre et tous ces trucs d’avant le SIDA et la crise, quand on avait du à perdre et pas toujours sur soi une boite de préservatifs à toutes fins utiles.

Et c’est généralement mémorable, tendance épuisant, la première fois.

Alors il faut s’en remettre, prendre une douche, faire un petit break.

Mais ne pas non plus se laisser aller, on ne sait jamais ce qui peut arriver, ou pas, et il faut battre le fer quand il est chaud, prendre le train quand il passe et toussa-touça, ne serait-ce que pour la réputation de la France.

Parce que quand on pense au nombre de rateaux qu’on s’est pris, à toutes celles qui ont passé un faux numéro de téléphone ou qui n’ont jamais appelé …

Il faut battre le fer quand il est chaud, toussa-touça.

Et puis aller boire un coup.

Et puis faire un petit break.

Mais parce qu’il n’y a que la première fois qui compte, le premier pas, la République et toussa-touça, il faut y aller.

Reprendre une douche.

Faire un petit break.

Vérifier si la tringle à rideaux est toujours solide.

Faire un petit break.

Vérifier l’état des bourses.

Remettre les jambes en l’air, pour la France.

Et puis faire un break boulot, parce qu’on a beau être un French Lover en pleine forme, il faut laisser sa partenaire passer ses coups de fil, vérifier ses mails, et toussa-touça. Et en profiter pour faire un saut au bureau en passant par Pigalle by night, parce que Paris sera toujours Paris et que ça plait au lecteur quand il y a un petit parfum d’interdit et de filles habillées en cuir noir sous des néons rouges à l”heure du laitier (comme dans les bouquins érotiques de VGE).

S’arrêter un moment saluer les copines avant l’heure d’ouverture des bureaux.

Passer faire ce qu’on a à faire au bureau pour assurer son train de vie de French Lover pas obligé de vérifier le prix des cahouettes du frigo-bar de l’hôtel.

Honorer un rendez-vous (avec une) professionnel(le).

Déjeuner de travail.

Petite sieste après le déjeuner de travail.

Passage au bureau faire ce qu’on a à y faire pour payer le plein d’essence et l’hôtel à Deauville.

Golf de travail.

Rendez-vous (avec une) professionnel(le) au club-house.

Petit break au club-house.

Passage au bureau pour vérifier qu’aucun client ne menace de mettre la boite en faillite ou de crever les pneus de la bagnole de fonctions du Président (on la reconnait parce qu’elle à un macaron du Lion’s alors que celle du DRH n’a que celui du Rotary) si on a encore un jour de retard de plus.

Passer au gymnase pour conserver ce corps d’athlète qui permet de pêcho et cette condition physique grâce à laquelle la réputation de la France est entretenue nuit caline après nuit caline.

Faire un jogging au parc.

Ne pas oublier d’apporter des fleurs et un cadeau de French Lover.

Et sur un malentendu, normalement, ça doit marcher pour un calin romantique sans devoir perdre de temps à dîner dehors.

Et puis un petit break le temps de reprendre son souffle et de laisser le coeur se calmer.

Mais il ne faut surtout pas s’arrêter trop longtemps quand l’ambiance est favorable au calin romantique (ne surtout pas donner sa chance à la migraine).

Il faut essayer des trucs un peu off-limits si on veut maintenir l’intérêt du lecteur et lui faire acheter le tome 2 pimenter un peu la soirée.

Et faire un petit break pour réfléchir au prochain truc off-limits à essayer pour vraiment accrocher le lecteur jusqu’au tome 3 rendre la soirée excitante.

Profiter d’être à l’horizontale pour entretenir l’atmosphère favorable aux calins romantiques à la française.

Reprendre son souffle en triant le courrier et en se mettant en tenue cool.

Regarder les nouvelles (agaçantes) à la TV.

Regarder la météo (de daubasse) à la TV.

Regarder le film romantique (avec Audrey) à la TV en duo sur canapé.

Faire un petit break.

Mettre de la musique douce.

Tenter la position de la brouette rouge à poignées d’amour en musique sans se faire un lumbago carabiné.

Faire un méga-break pour se remettre doucement le dos des émotions de la brouette rouge.

Et repartir vers de nouvelles aventures (et le tome 2) dans le soleil couchant, comme un poor lonesome cat-boy.

C’est tout ce qu’on avait à en lire ; dire écrire pour aujourd’hui, ça (chat) suffit comme ça (chat), et puis c’est l’heure du café.

RF – 11 octobre 2012

Quoi qu’il en soit, qu’on soit plus ou moins secrètement consommateur de littérature érotique, ou porno-lignt, voire carrément hard (nb que si on achète ça sur internet ou par carte de crédit dans une librairie, n’importe quel avocat du divorce pas trop demeuré et manquant d’humour trouvera de quoi alimenter son dossier et faire augmenter son bonus de résultat), juste nouveau lecteur connecté très, voire trop normal, rat de bibliothèque à l’ancienne, amateur de belles lettres, esthète des éditions rares, gastronome de l’odeur du vieux papier et des annotations manuscrites, furtif consommateur de SAS ou de Max Gallo, pervers boulimique de littérature sud-américaine ou de vieux poètes morts du monde d’avant-hier, aveugle préférant le braille (aux braillards ?), grand routier ou cadre passant la moitié de sa vie en réunions condamné aux livres audios, ou pas, si on peut porter un Kindle et si on sait télécharger sur Amazon, on peut emporter une bibliothèque électronique entière dans sa poche. Quelques échantillons en cliquant sur les icônes.

        

Si on a un SmartPhone et/ou si aime bien avoir partout avec soi une tablette à plus grand écran genre iPad ou un Notebook, on peut également lire online ou télécharger plein de livres électroniques sur la plateforme française Youscribe (nb le format pdf disponible sur Youscribe est assez pratique sur grand écran et moins fantaisiste que ePub à l’impression en format A4). Quelques exemples en cliquant sur les icônes ci-dessous.

               
               
         
           
        

Et si on préfère lire ce qui est gratuit, rapport à l’argent, ou parce qu’on en fait une question de principe, ou parce que c’est la crise, par exemple, on n’a qu’à cliquer sur les icônes ci-dessous pour télécharger des livres électroniques, mais pas tristes, à l’oeil.

       
Et puis, si on est vraiment fanatique du commerce extérieur français qui ne s’est pas tellement amélioré depuis que la nouvelle Ministre achète des sacs à main made by France à l’étranger pour doper les chiffres de l’export en mouillant elle-même le chemisier, ou passionné par la compétitivité des entreprises françaises avant les éléments de langage des conseillers en communication de Montebourg ; le rapport Gallois ; le Plan Hollande au XXIè siècle, ou si on a un peu besoin de se documenter sur le sujet en mode un peu “think different” pour son boulot ou ses études, on peut aussi e-lire gratuitement sur le sujet en cliquant ci-dessous.
          
Le bonus (pas d’angoisse, cliquer sur l’image est sans danger de tomber sur un rapport sur la compétitivité sexuelle, un powerpoint sur la trésorerie des petites entreprises individuelles ou une vidéo sur le commerce d’objets en cuir manquant d’humour).

One thought on “Cinquante Chats de Gris

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